Philosophe ou poète ? Humain tout simplement ! L'existence est muette et l'étiquette ment.
Contrairement à ce que laisse entendre le quasi-silence des principaux médias, ça continue en Grèce...
Une γιαγιά (grand-mère) embarquée sans ménagement aux côtés d’étudiants grecs par la police, le 9 janvier 2009, sous les huées de la foule criant "ti yaya !" ("la grand-mère !") : une image qui commence à faire scandale en Grèce ! (1mn43)
À suivre...
Sur le même sujet :
Le dernier édito et le point sur l’actualité grecque dans les commentaires.
Le grec accéléré pour débutants : l’insurrection sociale
La vérité sur la jeunesse grecque...
roman Les Lèvres d’Athènes
Voir :
Les autres vidéos.

Les flics grecs pouvaient pas trouver mieux pour remettre de l’huile sur le feu ! Bonne occasion de relancer et d’amplifier le mouvement ! Finalement, il serait dommage de jeter nos portables : ils peuvent au moins nous servir de vidéo !
Yannis, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire ton roman "Les Lèvres d’Athènes". D’abord parce qu’ayant "fait la Grèce" plusieurs fois avec mon ex-mari, sac à dos, il m’a permis de revivre des sensations qui s’étaient refoulées avec le temps... Tu dépeins avec beaucoup de poésie ce pays tellement complexe, en pleine mutation.
D’autre part, le portrait d’Agénos est superbe, ses espoirs, ses attentes, sa "descente aux enfers", et... comment parler de la fin du livre ? Cet apaisement, cette réconciliation avec les choses, les événements, c’est magnifique, cela m’est difficile d’en parler car l’émotion m’a envahie littéralement...
En tout cas, merci pour ces pages que j’ai souvent lues à voix haute pour les partager et les commenter...
Annick Defillon (professeur d’Anglais à Lyon)
Merci beaucoup Annick.
Au moment où je l’ai écrit, il y a quelques semaines, je ne savais bien sûr pas ce qui allait se passer à Athènes, justement dans la jeunesse...
Je me souviens notamment d’avoir créé le dialogue ci-dessous (entre Margot et Agénos, page 61), en songeant aux événements de l’École Polytechnique en décembre 1973 :
⎯ J’aime bien ton pays. Je me sens en liberté ici. Tout respire la liberté et la douceur de vivre.
⎯ Tu sais qu’il y a quelques années, il y avait une dictature ?
⎯ Comment ça s’est terminé ?
⎯ C’est la jeunesse qui s’est soulevée. La jeunesse étudiante. L’espoir de changer la société ne peut venir que de la jeunesse.
⎯ Tu veux dire que les vieux ne résistent pas eux aussi ?
⎯ Ce n’est pas pareil. Les vieux résistent le plus souvent pour sauver l’ordre d’avant et le rétablir. La jeunesse, elle, veut aller au-delà. Elle n’a pas du tout le même point de vue ni le même but.
⎯ Dans beaucoup de sociétés, les vieux et les jeunes ont combattu main dans la main, notamment en France, dans la Résistance !
⎯ Oui, mais pas de la même façon. Pas avec les mêmes rêves. Pas avec le même après. C’est à la jeunesse d’impulser les temps nouveaux et à ses aïeux les plus généreux de l’y aider. (...) "
C’est un peu ce que demandent les jeunes aujourd’hui à leurs anciens, et ce, dès la fameuse lettre des funérailles d’Alexis. C’est ainsi que, par la suite, des parents, oncles, grands-pères, grands-mères ont rejoint le mouvement, notamment cette "yaya" maltraitée par la police dans la vidéo ci-dessus.
En résumé :
Anciens, n’attendez pas des jeunes qu’ils collent vos affiches ! Soutenez-les pour qu’ils collent celles qu’ils auront créé eux-mêmes, après avoir discuté avec vous !
C’EST À LA JEUNESSE DE FAIRE L’AVENIR AVEC L’APPUI DE CEUX QUI L’AIMENT, L’ÉCOUTENT ET DIALOGUENT AVEC ELLE.
Y.Y.

Jeunesse d’Athènes (ci-dessus) ou de Paris (ci-dessous), chacune à sa façon et selon son époque... et demain ?

Je viens de recevoir la photo ci-dessous d’Athènes, prise par Sophia Wexler (fille du poète Alain Wexler, fondateur et animateur de la revue Verso).
Elle l’a prise entre Zografou et Pangrati... Je la trouve très significative.

("la T.V. a aussi un bouton off")
Pour info, Sophia enseigne le français à Athènes et elle est surtout une jeune artiste aux multiples facettes (notamment la peinture et le dessin). Elle vit en Grèce depuis trois ans, précisément dans le campus de Polytechnique !
Elle est en train de traduire en Grec mon roman Les Lèvres d’Athènes, ou plutôt d’en faire une version, sa version. Cela signifie que je lui ai donné la liberté poétique d’interpréter et de réécrire à sa façon ce livre qu’elle a beaucoup aimé. Je suis très heureux qu’elle ait relevé ce défi littéraire et j’irai la rejoindre début février à Athènes pour préparer la suite. Je suis vraiment très honoré d’associer mon nom au sien sur l’édition grecque qui paraîtra dans quelques semaines. Merci Sophia ! Eυχαριστώ Σόφια !
Γίαννης

(Sophia Wexler en train de peindre Ελευθερία : "Liberté")
P.S. : Sophia et moi partageons une même passion pour l’oeuvre de Nikos Kazantzakis. (Νίκος Καζαντζάκης), écrivain grec et plus exactement crétois, auteur de La Liberté ou la mort (roman), Le jour se lève (théâtre), Lettre au Greco (essai), Alexis Zorba (roman, adapté au cinéma par Cacoyannis), Ulysse (théâtre), La Dernière tentation (roman, adapté au cinéma par Scorcese), et même d’une suite à L’Odyssée d’Homère (poèmes).

Merci beaucoup pour l’article ! Je ne me suis pas désengagée, loin de là, mais n’allumant plus la télé depuis le mois de mai, j’avoue que je suis beaucoup moins au courant de ce qui se passe autour de moi. Je devrais au moins lire la presse locale. Mais tout me scandalise tellement que j’essaie de m’épargner un peu. Aujourd’hui, pendant un moment un hélicoptère tournait autour du campus, je ne sais pour quelles raisons... L’ex unité d’un ami qui vient de terminer son service militaire a d’ailleurs été envoyé à Athènes pour investir le campus (au cas où...)... Mais de cela pas un mot nulle part... A suivre... A bientôt !
Sophia Wexler
Je viens de regarder la vidéo : je suis indignée...Quel est cet état qui ose s’attaquer à ses aïeux et à ses enfants ? Il n’y aura dc aucune limite à la haine ? Et que dire d’un pays où rafles d’enfants ds les écoles, fouilles au corps d’adolescents ds les établissements scolaires ont été légalisées ? Peut-on encore parler de démocraties ? Ces images renforcent ma colère et ma détermination...Continue à ns informer sur cette actualité Grecque qui ns concerne ts et que nos médias ignorent. Petite info en passant : à Toulouse aura lieu une conférence sur Kazantzaki, le lundi 26/01... Et, moi aussi, je suis une fervente admiratrice de son oeuvre... Zoi
Bien sûr Kazantzakis ! Mais aussi Yannis Ritsos, vous connaissez ? Un grand Monsieur de la Littérature grecque, lui aussi. Merci d’être à l’état de veille, cher Yannis. J’espère que ton amie Sophia pourra nous témoigner de la réalité des choses au coeur d’Athènes et à l’école Polytechnique en particulier. On a besoin d’elle pour savoir et comprendre. On compte sur toi, Sophia. Yannis, tu ne retournes pas à Athènes avant février ?
Non, cher Daniel, car mon agenda est plein jusque là (il me tarde d’y retourner...).
Concernant Ristos, j’aime beaucoup son recueil "Le mur dans le miroir" (que je commenterai et dont je lirai quelques extraits lors d’une conférence à Marseille le 10 avril prochain...).
Chère Zoi, moi aussi j’irai à cette conférence :
Lundi 26 janvier 2009 à Toulouse (20h30)
« L’œuvre, la pensée de Nikos Kazantzaki et ses relations avec la France » (suivi d’un débat public et d’un mini concert de bouzouki de Tassos Tsitsivakos)
par Georges Stassinakis, président de la SOCIETE INTERNATIONALE DES AMIS DE NIKOS KAZANTZAKI (ΔΙΕΘΝΗΣ ΕΤΑΙΡΕΙΑ ΦΙΛΩΝ ΝΙΚΟΥ ΚΑΖΑΝΤΖΑΚΗ)
Amphithéâtre du lycée Toulouse Lautrec (entrée libre).
« On me prend pour un érudit, un intellectuel, un gratte-papier. Et je ne suis rien de tout cela. Mes doigts, quand j’écris, Ne se tachent pas d’encre, mais de sang. Je crois n’être que ceci : Une âme qui ne se prosterne pas ». En ces termes se décrivait Nikos Kazantzakis, en 1950.
Merci Sophia pour tes infos sur la situation grecque et pour tout le reste...
Amitiés,
Y.Y.
DEUX VIDÉOS SUR LA MANIPULATION DE L’OPINION À ATHÈNES :
I - Comment le gouvernement grec cherche à faire peur à l’opinion :
Encore une vidéo qui a scandalisé la Grèce (passée dans une émission de la chaîne Antenna et buzzée sur Internet). Elle montre comment certains policiers grecs déguisés en émeutiers cassent n’importe quoi, y compris des petits commerces (sans rapport avec le luxe et, surtout, les banques) et menacent des passants (allant parfois jusqu’à les agresser), avant de rejoindre leurs collègues en uniformes au coin de la rue. Tout ça pour brouiller le message des manifestants à Athènes, distiller la peur et, une fois de plus, manipuler l’opinion publique.
http://www.youlountas.net/spip.php?article359 (durée : 5mn46)
II - JT grec piraté : "arrêtez de regarder, sortez tous dans la rue !"
Une idée à reproduire ?
http://www.youlountas.net/spip.php?article361 (durée : 1mn44)